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Carnet de voyage · Guatemala

Guatemala : la force des terres volcaniques

Un grand pays de café, huit régions qui ne se ressemblent pas, et des exploitations familiales qui le cultivent depuis des générations. Nous sommes allés rencontrer des producteurs sur les pentes volcaniques qui descendent vers le lac Atitlán.

Thomas Bertrand et un producteur de café au bord du lac Atitlán, le volcan San Pedro en arrière-plan
La vidéo

À la rencontre des producteurs — Guatemala

Les volcans, le lac, les coopératives, et la tasse au bout : la première étape de notre voyage en Amérique centrale, en images.

Vidéo publiée sur la chaîne YouTube Cafés Bibal — voir sur YouTube →

Le pays

Le Guatemala, un pays de café à part entière

Une chaîne de volcans qui traverse le pays d'est en ouest, des hauts plateaux, une saison sèche nette : le Guatemala a tout ce qu'il faut pour le café d'altitude, et il en produit depuis plus d'un siècle et demi. C'est l'une des grandes origines d'Amérique centrale, et l'une des plus diverses.

Une grande origine

Plus de trois millions de sacs par an, parmi les dix premiers producteurs mondiaux. Et pourtant un café de petites mains : la grande majorité des exploitations sont familiales, souvent regroupées en coopératives.

Huit régions, huit profils

Antigua, Acatenango, Atitlán, Cobán, Fraijanes, Huehuetenango, Nuevo Oriente, San Marcos. Chacune a son climat, son sol, sa tasse — du café rond et cacaoté d'Antigua au café vif et fruité de Huehuetenango.

La terre des volcans

Des sols volcaniques riches en minéraux, des pentes bien drainées, et des altitudes de 1 300 à 2 000 m. Au-dessus de 1 350 m, le café porte la mention SHB, Strictly Hard Bean : le grain dense des grandes altitudes.

La récolte, de novembre à avril

Une cueillette à la main, échelonnée sur plusieurs mois selon l'altitude, dans des plantations sous ombrage. Les arbres d'ombre protègent le café, la terre, et nourrissent la biodiversité de la parcelle.

Des variétés classiques

Bourbon, Caturra, Catuaí, Typica, Pache, et le Maragogype aux grains géants. Le process dominant est le lavé, qui donne cette tasse nette, équilibrée, avec du corps et une acidité bien dessinée.

Le lac Atitlán

Un lac d'altitude entouré de trois volcans, et des caféiers qui descendent jusqu'à la rive, entre 1 500 et 1 700 m. Les communautés mayas qui le cultivent travaillent le plus souvent en coopératives.

Le voyage

Sur les pentes du lac Atitlán

Thomas Bertrand assis au-dessus du lac Atitlán, les volcans Tolimán et San Pedro de l'autre côté de l'eau

Le Guatemala, c'est une autre échelle que le Panama : des régions caféières très différentes les unes des autres, des sols volcaniques riches, et une tradition de café ancrée depuis des générations dans des exploitations familiales et des coopératives.

Nous avons posé nos valises au bord du lac Atitlán, à 1 560 m d'altitude. Trois volcans le surplombent, et les caféiers descendent le long de leurs pentes jusqu'aux villages du rivage. On se déplace en lancha, d'un village à l'autre, et l'on monte ensuite à pied ou en pick-up vers les parcelles.

Nous avons passé plusieurs jours à goûter, comparer, discuter des récoltes à venir. Ici, le café a du corps, une belle rondeur, des notes de cacao et de fruits mûrs — exactement ce qui donne de l'assise à un assemblage destiné au service professionnel.

Thomas Bertrand remet un sachet de café Bibal à un responsable de la Cooperativa Nahualá R.L. (COCASNAH), devant l'entrée de la coopérative

À Nahualá, dans le département de Sololá, nous avons été reçus par la coopérative COCASNAH — Cooperativa Nahualá R.L. C'est là que se joue l'essentiel du café guatémaltèque : des dizaines de petits producteurs mayas, quelques hectares chacun, qui mettent en commun la réception des cerises, le dépulpage, le séchage et la vente.

Nous sommes arrivés avec un sachet de café Bibal sous le bras — le résultat de leur travail, torréfié à Saint-Aunès. C'est une manière simple de dire ce que nous venons faire : pas acheter un lot au hasard, mais construire une relation où chacun voit ce que devient le café de l'autre.

Du plant au patio

Quatre ans avant la première tasse

Un café ne commence pas à la récolte. Il commence en pépinière, sous un filet d'ombrage, où le plant passe sa première année avant d'être mis en terre. Il faudra ensuite trois ou quatre ans avant les premières cerises — et, chaque saison, un patio pour les sécher.

Pépinière de caféiers : des centaines de jeunes plants en sachets noirs sous un filet d'ombrage
La pépinière — un an sous le filet avant la mise en terre.
Branche de caféier chargée de cerises vertes, jaunes et rouges, Guatemala
Sur la même branche, toutes les maturités — on ne cueille que le rouge franc.
Café en parche séchant au sol sur le patio en ciment de la coopérative Nahualá
Le patio de la coopérative : le café en parche sèche au soleil, étalé en couche fine.
Thomas Bertrand ratisse le café en parche qui sèche sur un patio, devant le bâtiment de la coopérative

Au Guatemala, le process dominant est le lavé : la cerise est dépulpée le jour de la cueillette, le grain fermente une nuit dans l'eau pour se défaire de sa pulpe, puis il est rincé et étalé sur le patio, encore protégé par sa fine coque, la parche.

Sur le patio, le geste est toujours le même : ratisser, plusieurs fois par jour, pour que chaque grain voie le soleil et sèche de façon homogène. Une à deux semaines, selon le ciel. On nous a mis le râteau dans les mains — c'est plus physique qu'il n'y paraît.

Thomas Bertrand devant des lits de séchage sous serre : cerises séchant entières au premier plan, café en parche derrière

Sous serre, sur des lits surélevés, on protège le café des averses et on maîtrise mieux la vitesse de séchage. Ici, deux cafés côte à côte : au premier plan des cerises qui sèchent entières — un nature, plus rare au Guatemala, qui donne une tasse plus fruitée et plus ronde — et derrière, le café lavé en parche, couleur paille.

C'est dans ces détails que l'on reconnaît un producteur qui cherche : il ne se contente pas du process de ses parents, il essaie, il compare, et il nous fait goûter les deux.

La table

Goûter avant de choisir

Thomas Bertrand, cuillère de cupping à la main, goûte des cafés devant une fresque murale représentant un dégustateur
Cupping : on sent, on aspire, on note. Le lot qui tient sur trois passages, on le réserve.
Laboratoire de dégustation : bols de cupping alignés sur le comptoir, machine espresso et moulin en arrière-plan
Le laboratoire d'un exportateur : chaque échantillon est torréfié, moulu et goûté selon le même protocole.
Deux coupelles de café torréfié échantillon sur une table en bois, avec une balance de précision et un téléphone
Torréfaction d'échantillon : quelques grammes, une balance, et la même courbe pour tous.
Thomas Bertrand appuyé sur des sacs de café vert empilés dans un entrepôt
L'entrepôt : le café en parche attend d'être décortiqué, trié et ensaché pour l'export.
Fresque colorée « Guatemalan Coffees » : caféiers en fleurs et en fruits, volcan, quetzal et personnages
Le café est partout dans la culture du pays — jusque sur les murs.

Chaque coopérative, chaque exportateur a sa table. Le protocole ne change pas : un échantillon torréfié léger, moulu, infusé dans le bol, puis senti à sec, senti infusé, aspiré à la cuillère. On compare les lots d'un même village, d'une même altitude, d'un même process — et l'on écarte tout ce qui n'est pas net.

C'est ce filtre qui nous permet de tenir une promesse simple à nos clients : le café que nous mettons dans leur machine, nous l'avons goûté à la source, et nous savons de qui il vient.

On ne rapporte pas seulement des sacs de café d'un voyage comme celui-là. On rapporte des visages, des méthodes, et des engagements pour la récolte suivante.
Thomas Bertrand pilote un drone devant le bâtiment de la coopérative, entouré de quatre travailleurs qui regardent l'appareil décoller

Le drone décolle au-dessus du patio, et tout le monde lève la tête. Ces images, ce sont celles de la vidéo en haut de cette page — et celles que nous montrons à nos clients, à Saint-Aunès, quand ils nous demandent d'où vient leur café.

Les lots que nous avons retenus rejoignent nos cafés d'origine et nos assemblages. Vous les retrouverez dans nos gammes, et à la table de dégustation de Saint-Aunès.

Au fil du voyage

Entre les volcans

Thomas Bertrand avec trois producteurs de café devant le lac Atitlán et son volcan, Guatemala
Avec les producteurs, au-dessus du lac.
Deux membres de l'équipe en chapeaux de paille à l'arrière d'un pick-up, sous les arbres
En pick-up vers les parcelles — c'est ainsi que l'on monte aux caféiers.
Cerises de café rouges et vertes en gros plan sur la branche, Guatemala
La récolte à venir, sur la branche.

Goûtez le voyage.

Le meilleur moyen de comprendre une origine, c'est de la boire. Réservez une dégustation avec un conseiller Bibal, en boutique à Saint-Aunès.